Savoir déléguer : tout un art ?

En France, le fait de déléguer pour un dirigeant n’est pas entré dans les mœurs. Perçu comme une perte de pouvoir, ce choix de management demeure encore trop rare. Pour autant, la délégation est essentielle à la croissance et à la réactivité d’une entreprise, à condition de mener avec soin ce processus. Quels sont donc les bons conseils pour assurer la mise en place d’une délégation efficace ?

 Délégation

Déléguer en entreprise

Il convient de bien définir ce que l’on entend par le terme « délégation ». Il ne s’agit pas pour un patron de se débarrasser de tâches fastidieuses, ou de donner à ses collaborateurs des ordres à appliquer sans responsabilité aucune. La délégation n’est ni l’abandon d’une mission, ni de la sous-traitance. Déléguer consiste à fixer des objectifs clairs tout en laissant une certaine autonomie, en offrant un véritable pouvoir de décision aux personnes mandatées. Il s’agit d’accorder de la confiance à des salariés ayant le potentiel pour réussir.

Les avantages de la délégation

Dans toute entreprise, un dirigeant ne peut pas décider de tout réaliser lui-même. Plus celle-ci grandit, puis la délégation devient importante pour ne pas ralentir les prises de décision par une procédure excessivement centralisée. Les personnes délégataires ont aussi l’avantage d’être plus proches des clients que ne l’est un chef d’entreprise. Un dirigeant de TPE ou de PME a également intérêt à déléguer pour gagner du temps sur son propre travail. À long terme, déléguer certains dossiers permet d’être plus efficace au quotidien, en se concentrant notamment sur la stratégie globale de l’entreprise.

Les étapes à respecter

Il est impossible de déléguer dans l’urgence ou en improvisant. Il s’agit d’un processus à organiser de manière rationnelle pour espérer obtenir des résultats. Un dirigeant doit évaluer les tâches à déléguer, les compétences qu’elles réclament et le champ d’autonomie pouvant être accordé. Le point le plus important est de bien choisir les délégataires, des salariés devant être à la fois motivés et compétents, ayant l’autorité et la légitimité suffisante au sein de la société. Le transfert de compétence s’opère ensuite avec un contrat de délégation. Un suivi doit être assuré tout au long du processus.

Jusqu’où déléguer ?

Dans l’absolu, la délégation peut s’appliquer à des domaines variés, aussi bien d’ordre technique que commercial ou financier. Les tâches à déléguer sont déterminées avant tout en fonction des compétences des collaborateurs et du gain de temps pouvant être réalisé par le dirigeant. Avec de la confiance, il est possible de déléguer toutes sortes de processus, des employés fiables pouvant notamment suivre des formations adaptées pour mener leur mission à bien.

Les pièges à éviter

Un dirigeant qui délègue doit éviter certaines attitudes négatives pouvant venir entraver ce mode de fonctionnement. En premier lieu, il ne doit pas tomber dans le sur-contrôle, signe d’un manque de confiance dans les délégataires choisis. Un interventionnisme trop poussé est également contre-productif : une autonomie doit être laissée aux salariés dans l’exécution des tâches. À l’inverse, la délégation aveugle ne peut pas non plus fonctionner. C’est au dirigeant de cerner les risques et les enjeux de chaque mission, en venant en aide aux délégataires le cas échéant.

Source : DYNAMIQUE ENTREPRENEURIALE  http://www.dynamique-mag.com/article/savoir-deleguer-tout-art.8078

 

 

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